Dossier – Kamel Ltaief : L’Etat dans l’Etat

Fin octobre, Kamel Ltaief, réputé en Tunisie depuis presque deux ans pour être à la tête d’un gouvernement de l’ombre, est interdit de voyage. A l’origine de l’interdiction, une plainte pour complot contre la sûreté de l’Etat, plainte déposée par un avocat encore inconnu jusque là, Maître Cherif Jebali, qui sera propulsé par cette affaire au devant de la scène médiatique. Une scène médiatique dont les principaux acteurs seraient également mouillés avec l’homme de l’ombre. Retour sur l’affaire de l’Etat dans l’Etat.

Kamel Ltaief, légendaire artisan du 7 novembre 1987 ?
Kamel Ltaief, très proche du président déchu, avait activement participé à la destitution de l’ex président Bourguiba et à l’arrivée au pouvoir de son ami Ben Ali, devenant ainsi l’un des hommes les plus influents du pouvoir en Tunisie. Ayant toujours préféré agir dans l’ombre, l’homme connu pour être d’une intelligence et d’un cynisme hors paire malgré un manque flagrant de classe, recevra – sans mandat officiel et pendant des années – les ministres du gouvernement et les membres des services de renseignements dans son bureau sis à la rue de Beyrouth. En 1993, le clan Trabelsi lui vole la vedette, appuyé par Leïla Trabelsi Ben Ali qui ne le porte pas dans son cœur et par un groupe de proches conseillers de Ben Ali. La guerre de clans commence alors. Une guerre à laquelle s’adonnent les deux visages d’un même système corrompu et qui aboutira à un incendie des locaux de Kamel Ltaief en 1996 par une vingtaine d’individus masqués. Le Palais de Carthage le soupçonnait d’y entreposer des dossiers compromettant sur le régime.
Malgré une arrestation et un interrogatoire de 24 heures en 1999 et une autre interpellation en novembre 2001, l’homme restera tout de même intouchable. Des dossiers en sa possession lui permettent de recevoir chez lui hommes d’affaires, politiciens, opposants, journalistes mais aussi de développer des relations très étroites avec plusieurs diplomates étrangers de très haut niveau. Il voyagera fréquemment aux Etats-Unis, en France, en Italie pour rentrer par la suite tranquillement chez lui, dans sa luxueuse demeure, à quelques pas de la résidence des ambassadeurs américains.

Mais cette guerre, Kamel Ltaief ne décidera de la faire qu’après avoir désespérément tenté de récupérer sa place auprès de son ami de toujours. Le désespoir le poussera jusqu’à s’adresser à Ben Ali à travers des messages enregistrés sur cassette qu’il lui enverra. Une partie de ces enregistrements sera diffusée sur les réseaux sociaux en septembre 2011. L’écoute de ces enregistrements renseigne sur un homme qui sait tout sur tout le monde, en véritable centrale de renseignements, mais renseigne aussi sur une partie conséquente de l’Histoire moderne d’un pays régi par une politique mafieuse.
Vidéo 1 :


Vidéo 2 :


Vidéo 3 :

En mai 2011, à quelques mois de la présumée fuite du président déchu Ben Ali, le nom de Kamel Eltaief est pour la première fois propulsé au grand jour. Les masses s’en emparent et descendent dans les rues. C’est presque la révolte. En effet, Farhat Rajhi, ministre de l’intérieur du deuxième gouvernement Ghanouchi, et malgré une popularité en croissance, est limogé sans raison apparente par le premier ministre Béji Caied Essebsi récemment nommé. Dans une vidéo diffusée dans la nuit du 4 mai 2011 sur les réseaux sociaux, à priori filmée à son insu, l’ex ministre de l’intérieur explique les rouages d’un ministère mafieux et révèle que l’Etat est géré non pas à partir du Palais de Carthage mais à partir d’un bureau à la Soukra : les locaux de Kamel Eltaief.
Farhat Rajhi emploiera l’expression « Gouvernement de l’Ombre » et reviendra sur sa nomination, le 28 janvier 2011, au poste de Ministre de l’Intérieur. Il révèlera qu’à 4 jours de son limogeage, l’homme de l’ombre aurait demandé à le voir, requête que Rajhi aurait refusée. « C’est lui qui a nommé El Béji, lui qui a nommé Ghannouchi. C’est lui qui gère tout. » « Ils ne sont pas prêts à lâcher le pouvoir. S’ils perdent les élections, si Nahdha était amenée à gagner les élections, ils feront tout pour instaurer un régime militaire. » avancera Rajhi.


Suite à ces révélations, l’opinion publique s’enflamme. Kamel Ltaief s’exprimera alors publiquement pour la première fois s’adonnant à ce qu’il sait faire de mieux : s’attaquer à la crédibilité de ses détracteurs avec le soutien flagrant d’une machine médiatique bien rodée.

Kamel Ltaief axera sa réponse sur un élément central de sa stratégie de communication post 14 janvier accusant Rajhi d’incitation à la haine et au régionalisme. Une carte qu’il jouera également contre Cherif Jebali, avocat à l’origine de la plainte pour complot contre la sûreté de l’Etat. L’homme de l’ombre et son avocat, Maitre Nizar Ayed, auraient semble-t-il oublié les propos régionalistes de Ltaief lorsqu’il tentait désespérément de reprendre sa place auprès de son ami Ben Ali : « Il n’y aurait que des sfaxiens dans ce pays ? A Sousse, le chef du district de la police est sfaxien. Les chefs de postes de police sont sfaxiens. Le directeur de la prison de Sousse est sfaxien malgré une plainte déposée contre lui par le procureur de la république […] Même le directeur régional des douanes est sfaxien. A la municipalité il n’y a que des sfaxiens. C’est la colonisation ! […] Si tout cela arrive alors que t’es président de la république et sahalien […] C’est l’invasion ! »

Vidéo :


Après des manifestations fort réprimées par le gouvernement Béji Caied Essebsi et une guerre médiatique acharnée contre la personne de Farhat Rajhi, l’ex ministre de l’intérieur s’adressera à l’opinion publique par le biais d’une lettre manuscrite rédigée le 13 mai 2011 pour rejeter toutes ses déclarations, plaider la manipulation dont il aurait été victime et présenter ses excuses à l’armée nationale. Certaines sources révèleront que Rajhi aurait rédigé cette fameuse lettre sous la menace du clan Ltaief, allégations jamais prouvées jusqu’à ce jour. Rajhi se retirera par la suite de la sphère médiatique.

Les révélations du bloggueur Sami Ben Abdallah
Le 23 avril 2012, Sami Ben Abdallah bloggueur tunisien établi en France décide de mettre un terme à l’aventure de son blog créé en 2008. A l’origine de cette décision, une campagne de diffamation très violente à son encontre suite à plusieurs révélations et enquêtes menées par le bloggueur, notamment sur Kamel Eltaief, Béji Caied Essebsi et Moncef Marzouki. (Voir : The END)

Pourtant, le 3 novembre 2012, Sami Ben Abdallah refait surface. Il annonce qu’il porte officiellement plainte pour demander la réouverture de l’enquête à propos de l’interdiction de quitter le territoire émise à son encontre le 6 septembre 2011. Cette plainte vient suite aux révélations du blog collectif Nawaat concernant l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat – révélations qui prouvent sans équivoque les rapports qu’entretient l’homme de l’ombre avec, entre autres, un nombre conséquent de très hauts fonctionnaires du Ministère de l’intérieur. (Voir billet)


En effet, le blog Nawaat – en possession du dossier complet de l’enquête qui comporte entre autres les logs des appels téléphoniques émis et reçus de Kamel Ltaief à partir du 2 janvier 2011 – révèle dans une première lecture de l’affaire que l’homme a échangé notamment :
557 appels entre le 8 mars 2011 et le 7 mai 2012 avec Nabil Abid alors que ce dernier occupait le poste de directeur général de la sûreté nationale : 458 appels émis par Eltaief vers Abid et 99 appels émis par Abid vers Eltaif
362 appels avec Taoufik Dimassi directeur général de la sureté publique : 261 appels émis par Eltaief vers Dimassi et 101 appels émis par Dimassi vers Eltaief
281 appels avec Imed Daghar directeur général des services des renseignements : 266 appels émis par Eltaief et 55 appels émis par Daghar.
103 appels avec Lazhar Akremi ex-ministre délégué chargé des réformes auprès du ministre de l’Intérieur : 70 appels émis par Ltaief et 33 appels émis par Akremi


Ces révélations sont d’une importance cruciale pour le bloggueur Sami Ben Abdallah qui accusait Kamel Eltaief d’être derrière l’interdiction de voyage et l’arrestation dont il a été victime en septembre 2012. Dans un billet datant du lendemain de l’incident, Ben Abdallah évoque les vraies raisons, selon lui, de sa visite forcée dans les locaux de la Brigade Criminelle. (Lire : L’affaire de l’interdiction de quitter le territoire)
Mais pourquoi Kamel Eltaief en voudrait à ce point à Sami Ben Abdallah ? Une simple visite du blog de ce dernier fournit tous les éléments de réponse à cette question mais renseigne également sur le passé et le présent de l’homme de l’ombre que les médias influents s’abstiennent de toucher.
Dans son billet : « Confidentiel : le rôle de Kamel Eltaief sous le Gouvernement Béji Caied Essebsi », Ben Abdallah explique comment, sous Ben Ali, les services spéciaux dépendaient aussi de Kamel Ltaief. Il revient également sur les nominations par Kamel Ltaief de Taoufik Dimassi, de Nabil Abid, de Lahbib Essid au sein du ministère de l’intérieur sous le gouvernement Sebsi mais aussi sur la nomination de Mostafa Kamel Nabli à la tête de la banque centrale. Surprise, les rapports de l’homme de l’ombre avec les personnes citées par le bloggueur sont confirmés par les logs téléphoniques. En effet, outre les premières révélations de Nawaat, c’est le journal Essabah, dans un article paru le 7 novembre 2012 (voir article ici) qui révèle que Kamel Ltaief a échangé 743 appels téléphoniques avec Mostapha Kamel Nabli, entre le 28 janvier 2011 et fin mai 2012. Il est à rappeler que Mostapha Kamel Nabli avait été nommé gouverneur de la banque centrale le 17 janvier 2011 puis limogé sur requête de la Présidence de la République le 27 juin 2012.
Une autre fuite, portant sur une autre instruction cette fois, révèlera que Kamel Ltaief était en contact permanent avec l’ancien gouverneur de la banque centrale avant même sa nomination et cela pendant que ce dernier était encore à Washington. Un enregistrement sonore non encore révélé au grand jour prouve que Nabli était prédestiné selon Ltaief à être le prochain président de la République.

Retour à cette autre fuite qui révèle :

« Nous vous informons que compte tenu de l’analyse du relevé d’appels téléphoniques émis et reçus sur le numéro xx xxxxxx au nom de la société SOMACO SOUKRA et utilisé par Kamel Ben Youssef Ben Slimane Ltaief, nous avons noté l’existence d’un nombre considérable d’échanges téléphoniques entre ce dernier et le numéro étranger xxxxxxxxxxx. Nos premières recherches sur le réseau Internet et plus précisément sur les sites de bases de données téléphoniques ont révélé que le numéro téléphonique xxxxxxxxxxx est un numéro personnel et privé (Personal Communication Service (PCS)) appartenant au fournisseur de services téléphoniques « la société américaine Omnipoint Communications Service (PCS) » établi à Washington. Kamel Ltaief a affirmé lors de ses déclarations qu’il a effectivement échangé des appels téléphoniques avec le numéro en question utilisé par son ami Mostapha Kamel Nabli auquel il est « lié par le sang » (lien de parenté) et qui se trouvait à l’époque à la capitale étasunienne Washington et que ce dernier se renseignait sur la situation générale du pays. »


Un autre billet de Sami Ben Abdallah intitulé « Samir Dilou tacle Kamel Eltaief et Noureddine Ben Ticha sur Mozaique FM »  révèle implicitement le lien étroit entre le « journaliste » et l’homme de l’ombre. Cette révélation n’attendra même pas sa confirmation par les logs des appels téléphoniques de Eltaief. Il suffira de se rendre sur le site de Nourreddine Ben Ticha, Al Jarida - site d’informations réputé pour être l’une des premières sources de rumeurs et de désinformation du pays – pour s’apercevoir que le site est inactif depuis le 1er novembre 2012, soit le lendemain de l’interdiction de voyage de Kamel Ltaief. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle se répandra très vite, et Nourreddine Ben Ticha se trouvera contraint de justifier l’arrêt subit de l’activité de son journal. La page officielle d’Al Jarida sur Facebook justifiera la frappante coïncidence le 8 novembre par le message suivant :

« Nous nous excusons auprès de nos lecteurs pour l’interruption de nos actualités à compter du 1er Novembre dernier et ce en raison de quelques problèmes techniques. Nous les informons que nous reviendrons très bientôt sous une nouvelle forme qui nous l’espérons vous plaira. »

Le lendemain de cette annonce, Al Jarida reprend du service pour publier un seul et unique article reprenant en deux phrases un communiqué du Ministère de l’Intérieur, puis plus rien. Silence Radio. Les problèmes techniques semblent persister…

Dans son blog, Sami Ben Abdallah s’adressera également directement à Kamel Eltaief à travers son billet : "Sami Ben Abdallah à Kamel Eltaief : Tu es à terre Kamel" (consultable ici). Dans ce billet, le bloggueur reviendra sur les enregistrements de Kamel Eltaief diffusés sur le net et la campagne médiatique qui les a accompagnés.

Kamel Eltaief et les présomptions sur son implication dans le 14 janvier 2011

La tempête médiatique que déclenche  l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat pointe du doigt deux acteurs, à savoir Leila Trabelsi Ben Ali (qui accuse Ltaief d’avoir comploté contre son mari) et Chafik Jerraya, homme d’affaires connu pour avoir longtemps collaboré avec les Trabelsi mais aussi pour être l’ennemi juré de Kamel Eltaief. Selon l’avocat de l’Homme de l’Ombre, toute cette histoire serait montée de toute pièce par l’ex régente de Carthage, Jarraya et Maître Cherif Jbeli, outil d’attaque présumé des deux premiers protagonistes.

Ces allégations nous conduisent à une autre fuite datant de quelques mois. Fin mai 2012, le groupe Anonymous Tunisie diffusait une transcription d’enregistrements échangés entre différents fonctionnaires de la garde présidentielle autour du 14 janvier 2011. Et la transcription nous révèle que parmi les locaux incendiés dans la nuit du 12 janvier 2011, ceux de Chafik Jerraya.

Nous pouvons ainsi lire :

"Mourad :  Ils n’ont épargné personne. Les locaux de la délégation brûlent encore. Les locaux de la municipalité brûlent encore. Le bureau de la poste brûle encore. L’autre, comment il s’appelle, Jarraya, il a perdu 15 milliards hier.

Hédi : Ils lui ont tout brûlé à Jarraya hier.

Mourad : Ils ont brûlé son dépôt avec un stock de bois qui vaut 10 milliards. Ça brûle encore."

Il s’agit bien sûr uniquement de présomptions, mais cette guerre entre les clans Jarraya et Ltaief interpelle et mène à plusieurs pistes…

L’affaire Kamel Eltaief est une affaire d’Etat. Indépendamment des suites de la plainte pour « complot contre la sûreté de l’Etat », il s’agit là d’un dossier où se mêlent trafic d’influence, corruption, lobbying malsain et manipulation médiatique. Il s’agit aussi d’une affaire qui aurait pu offrir à la Tunisie sa révolution médiatique. Mais comment espérer une telle révolution si des noms médiatiques de renommée sont mouillés… Mais le château de cartes s’écroulera bientôt…

Par Olfa RIAHI

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9 thoughts on “Dossier – Kamel Ltaief : L’Etat dans l’Etat

  1. Quelques précisions s’imposent concernant Sami Ben Abdallah :
    – L’interdiction de voyage date de Septembre 2011 et non pas 2012 , et elle fait suite à une plainte de Yassine Ayari à son encontre pour menaces et piratage, c’est Yassine Ayari qui le dit en donnant plus de détail sur cette affaire ici :

    https://www.facebook.com/notes/yassine-ayari-page-officielle/commentaire-sur-laffaire-sami-ben-abdallah/219105381476822

    – citer sami ben abdallah ne fait donc que jeter du discrédit sur cette affaire , surtout qu’il a été accusé par le passé , par deux ennemies dont le nom est cité dans cette affaire à savoir , chafiq jarraya et Kamel letaief , de chantage , un autre pion et maitre chanteur de la tunisie de l’après révolution, sahbi el amri en parle ici : https://www.facebook.com/notes/made-in-sfax/%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AF%D8%B9%D9%88-%D8%B5%D8%AD%D8%A8%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%85%D8%B1%D9%8A-%D9%8A%D9%81%D8%B6%D8%AD-%D8%B9%D9%84%D8%A7%D9%82%D8%AA%D9%87-%D8%A8%D8%B1%D9%85%D9%88%D8%B2-%D8%A7%D9%84%D9%81%D8%B3%D8%A7%D8%AF/277731652245014
    Ces Témoignages démentent une affirmation de Sami Ben Abdallah qui dit dans son billet autour de la réouverture de l’enquête sur les circonstances de son arrestation qu’il n’avait aucun conflit en Tunisie en dehors de celui avec kamel letaief , puisqu’on découvre qu’il avait des conflits avec yassine ayari, sahbi el amri et Chafiq jarraya

    Ainsi Dans toutes ses notes Sami Ben Abdallah, ne révèle rien du tout, il ne fait que recycler des bouts d’informations et les maquiller sous forme d’enquêtes , les vrais révélations seraient alors plus pertinentes, elles viennent entre autres de farhat rajhi, samir feriani , ou même du CPR concernant MKN ( sa relation avec letaief avait été dénoncé dans les meetings publics et la position de Marzouki à son égard date de cette époque, il en était de même pour Jalloul Ayad )

    • Justement, vous auriez lu le papier de Sami Ben Abdallah à propos de l’affaire des sms vous n’auriez pas perdu votre précieux temps à rédiger ce commentaire. Je vous invite donc à lire ou à relire cet article : http://www.samibenabdallah.info/2012/04/23/sami-ben-abdallah-laffaire-de-linterdiction-de-quitter-le-territoire/

      Concernant l’affaire du chantage, vous trouverez une réponse ici :http://www.samibenabdallah.info/2012/02/22/sami-ben-abdallah-a-kamel-eltaief-tu-es-a-terre-kamel/

      Les notes, papiers, ou articles (appelez-les comme vous voulez) de Ben Abdallah à propos de Kamel Ltaief viennent d’être consolidés par la première lecture de l’affaire KL par Nawaat.

      Les révélations de Farhat Rajhi ou encore l’affaire Mostafa Kamel Nabli sont très bien explicitées dans l’article.

      Je vous conseille vivement de lire également l’ouvrage de Pierre Puchot "La révolution confisquée" qui revient dans les détails sur l’affaire Samir Feriani mais aussi sur le lobbye de Kamel Ltaief au sein de ministère de l’intérieur. Je reviendrai sur cet ouvrage dans d’autres publications.

      Au plaisir de vous relire.

      Olfa

      • Justement , dans ces billets on retrouve des interprétations personnelles de Sami Ben abdallah ( de la littérature pour moi), qui sont soit disant appuyées par des "preuves" qui n’en sont pas et qui proviennent essentiellement du journal al massa, financé par Chafik Jarraya, dirigé par un ancien de la police politique Nadhir azzouz, et ou écrit un autre ancien agent de cette même police politique Sahbi el Amri . Bref s’appuyer sur ce que dit Ben Abdallah fait intervenir dans l’affaire un cercle mafieux et une guerre de clans qui est justement utilisée par kamel letaief pour discréditer les allégations qui sont portés sur lui .

        Donc qu’apporte ce témoignage de plus à côté des éléments concrets apportés par les documents publiés par Nawat ou des témoignages directes ( et non pas des ouie dires dont on ignore les sources ) venant de personnes de l’intérieur du système à part polluer les débats ( d’ailleurs d’autres témoignages existent et personne n’a eu le réflexe de faire le lien avec cette affaire, par exemple les déclarations de Adnen Manser conseiller de Marzouki dans un meeting du CPR à Paris , dans lequel il parle de la contre-révolution, de la disparation des archives du palais de Carthage et les allusions au rôle obscur de Kamel Letaief dans ce qui se passe ) .

        Et mon commentaire était dans ce sens , il faut s’éloigner des sources empoisonnés ( sinon j’aurais cité un article de Yassine el Ayari ou il lie Dimassi à Kamel letaief avec des preuves plus concrètes que la littérature de SBA, mais pour moi prendre le parti d’un des protagonistes serait une erreur, il faut tout écarter du moment qu’il y’a des zones d’ombres autour des uns et des autres! ) et aller dans le sens des sources fiables et crédibles .comme nawaat ( d’ailleurs aujourd’hui on peut faire un lien entre les révélations récentes et un ancien article de nawaat qui parle des ministres "technocrates" et leur lien avec la famille Mabrouk, puisqu’on a plus d’info et de certitudes sur les contacts ltaeif, Zaba, Mabrouk dans la période du 14 Janvier )

  2. @Olfa Riahi
    Ne perds pas ton temps en répondant à cet anonyme.C’est Yassine AYARI sous pseudo qui a commenté.Il ne fait que plagier le blog de SBA en publiant sur sa page facebook des documents sur l’histoire de la tunisie publiés par le blog de SBA.Et il passe sa journée à dire du mal de SBA et de tout le monde par jalousie.

    • lool heureusement que j’ai mis mon pseudo sur le net depuis 2003 ( à l’époque ou ayari n’avait pas encore fait ses premiers pas dans le monde d’internet dans un forum que je modérais sous le pseudo vasquez) et le lien vers le blog
      le sujet est assez sérieux pour ne pas se permettre ce genre de raccourcis !

  3. tout ça c’est du grenouillage de fond de mare…le bout du fil est le suivant : pourquoi un obscur avocat Me jebali, ancien fonctionnaire de la police politique de ben ali,tres proche dEnnahdha se met-t-il en branle pour la 100 fois pour venir au "secours" de ses maitres.. pour le peuple tunisien tout ce bazar ce sont 2 courants bourgeois qui se tapent sur la gueule… "la sebsi la jbali thawrena thawret zawwali"

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